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Pour un même nom de métier, il existe des centaines d'expertises différentes, qui dépendent des sensibilités, des expériences, des outils et de l'atelier de chaque artisan.
Dans chaque métier d’art, la profondeur des spécialités est telle qu’un prescripteur averti sait qu’il ne cherche pas « un artisan ». Il cherche celui dont la technique, l’esthétique, les outils, la capacité de production et la sensibilité correspondent exactement à ce que son projet exige.
Cette richesse est la nature profonde des métiers d’art. Elle est aussi, jusqu’ici, ce qui rendait leur accès si tributaire du hasard et du réseau.
Les collaborations se nouaient entre ceux qui se connaissaient déjà, dans des cercles qui se reproduisaient à l’identique.
Le talent seul ne suffisait pas à être trouvé. La qualité d’un projet ne garantissait pas de rencontrer le bon artisan.
Histoires d’Artisans est née de la conviction que cette situation méritait mieux.
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La plateforme membres d’Histoires d’Artisans est un réseau fermé, accessible par adhésion à l’association. Elle réunit artisans, entreprises et étudiants autour d’un même espace de travail, de formation et de collaboration.
Son ambition est simple : que chaque rencontre son artisan d'art.
Son profil est une carte d’identité professionnelle complète : spécialités, outils et machines, parcours et distinctions, galerie de gestes, galerie d’œuvres avec matériaux et dimensions, galerie de projets réalisés. Il permet à un prescripteur de comprendre l'essence du travail de l'artisan d'art.
Le système de collaborations permet de publier une opportunité (commande, partenariat, co-production, etc.) et de recevoir des candidatures d’artisans dont le profil correspond. La rencontre qui prenait des années se fait en quelques jours.
Accès au réseau dès la formation, rencontres avec des artisans et des entreprises du secteur, contenus de formation professionnelle exclusifs. La plateforme lui ouvre des portes au moment précis où il découvre la matière.
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Il y a un mot que nous avons cessé d'associer aux ateliers : ingénierie. Pourtant l'ingenium, en latin, est cette intelligence naturelle, ce talent, ce génie créateur, qui n'appartient pas originellement à l’industrie mais à ceux qui, depuis des siècles, résolvent ce que personne d'autre ne sait résoudre, avec leur esprit, leurs mains et la matière.
Pendant des siècles, l'ingénierie s'est transmise dans les ateliers, non dans les amphithéâtres. C'est au XVIIIème siècle seulement, avec la création des grandes écoles, que le mot se spécialise et que l'atelier disparaît du récit.
L'artisan d'art de haut niveau conduit aujourd'hui ce que le monde académique appellerait de la recherche et développement, sauf qu'elle se passe dans la matière. Ses prototypes sont des objets. Son laboratoire, un atelier. Son expertise porte sur ce matériau précis, dans des conditions précises, pour un défi précis. Une forme de connaissance que ni un algorithme ni un cahier des charges ne peut générer.
Pour une entreprise ou un designer qui cherche à travailler sur des matériaux, des finitions ou des objets hors de portée de la production sériée, l'atelier artisanal est un laboratoire de R&D accessible. Sa valeur n'est pas dans le temps de main : elle est dans les années de recherche et d'expérimentation incorporées dans un geste.
Les projets qui intègrent l'artisan dès la conception accèdent à des solutions que ni le designer, ni l'ingénieur, ni l'architecte ne détiennent seuls. Ils ouvrent des directions que la commande seule n'aurait jamais tracées.
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